Être

En plein coeur des épreuves et des pensées en peine, des doutes et des rancoeurs. Être.
Rester en présence, oh non ne pas fuir, ne pas couper, on sait si bien le faire. Au contraire, continuer à ressentir l’onde qui emplit, l’eau s’écouler, la lumière poindre. Un point de bascule où tout change.
Accueillir les larmes. Quoi d’autre, si on y réfléchit ? Quoi de plus naturel, de plus humain... de plus primordial ? Les larmes nous relient les un·es aux autres, nous relient à ce qui est précieux, à ce qui est sacré au delà des mots, à nous-mêmes.
Psychothérapie direz-vous ? Non, répète le corps enseignant le Wutao. Les larmes appartenaient à l’humanité bien avant que la psychothérapie n’existe.
Alors, pleurons en chaque instant, arrosons les terres désséchées, les coeurs fanés, les peaux flétries, les rêves rabougris. De là même renaîtront les plus belles fleurs et les parfums les plus inattendus.


Céline Laly, Formatrice